Le dispositif de coopération

Lors de la réunion avec l’AFD et le SCAC, j’ai été informée des modalités du transfert des postes d’assistants techniques et du seul projet, programme concerté santé-Mali qui, bien qu’étant un projet d’appui à la coopération non gouvernementale, a finalement été transféré à l’AFD. S’agissant du nouveau projet dans le secteur éducatif, l’AFD pense qu’il comportera une aide projet pour les appuis institutionnels et une aide programme pour les investissements, sans exclure les micro-projets d’appui à la société civile.
Les priorités du document cadre de partenariat actuellement en discussion avec les autorités maliennes m’on été présentées. L’éducation sera la première priorité, le prochain projet en préparation à l’AFD devra se démarquer d’une logique purement quantitative et s’intéresser prioritairement aux aspects qualitatifs et à la langue française, langue d’enseignement.

La discussion a également porté sur l’amélioration qualitative de l’enseignement et sur la langue française. J’ai rappelé mes propos tenus au Sénat lors de la séance consacrée au budget 2005 du département. Je déplore la disparition de la proximité entre les partenaires du Nord et du Sud et l’absence de visibilité pour la France. Je persiste à m’interroger sur la capacité de l’AFD à mettre en œuvre des petits projets aux coûts de gestion souvent élevés.

Axes d’interventions des prochaines années

L’objectif est de permettre une meilleure visibilité des interventions de l’aide française et une meilleure communication de ses avantages comparatifs dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du dispositif d’aide de la coopération française. Pour se faire, l’AFD situe ses interventions au Mali dans le cadre stratégique de la lutte contre la pauvreté (CSLP) adopté par le gouvernement malien en mai 2002 et considéré comme le cadre de référence pour la politique et la stratégie de développement national.
Le document-cadre de partenariat (DCP) outil du pilotage stratégique de l’aide française, partagé avec les autorités maliennes, fixe les trois axes prioritaires qui constitueront les secteurs de concentration de la coopération franco-malienne pour 2006-2008 et à l’intérieur desquels s’inscriront les opérations financées par l’AFD pour les trois prochaines années :

  • L’éducation et la formation : priorité de la coopération française au Mali, l’AFD interviendra dans le cadre de la stratégie sectorielle définie par les autorités maliennes et ses partenaires ; ses interventions seront axées principalement sur le renforcement de l’éducation de base et l’amélioration de la qualité de l’enseignement.
  • L’hydraulique et l’assainissement : le secteur de l’eau et de l’assainissement est un axe majeur des interventions de l’AFD. La poursuite du financement des projets d’adduction d’eau potable, dans les centres urbains et dans les campagnes, couplés avec des projets de santé publique et d’éducation, apporte une cohérence dans le soutien au développement des régions et à la mise en œuvre de la stratégie d’approvisionnement en eau potable.
  • Le développement rural : l’appui aux filières dans le cadre d’un appui au développement de deux zones économiques majeures pour le Mali que constituent la zone de production du coton et la zone de l’Office du Niger. Le financement du monde rural à travers la BNDA, acteur essentiel, et qui joue un rôle moteur dans les réseaux de micro-finance, sera poursuivi.

La coopération sur ces trois axes stratégiques tiendra compte du processus de réforme de l’Etat, de transfert des compétences aux collectivités territoriales et du transfert de plusieurs fonctions économiques et de développement aux organisations professionnelles et aux opérateurs privés.

Par ailleurs, l’AFD avec notamment sa filiale PROPARCO dédiée au financement du secteur privé, continuera de s’intéresser au financement des infrastructures de désenclavement sous gestion privée (transports ferroviaires, télécommunications, énergie) : secteurs où l’AFD a une forte expertise, qui intéressent les investissements français et permettent un recours important à des produits financiers hors subvention, et au partenariat public-privé.


   


   


   


   


   


   


   


   


   


   


   

  
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