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La formation par
apprentissage
Ces deux dernières
années, la coopération française a organisé à Bamako des stages de
formation professionnelles pour des jeunes Franco-Maliens et des
Maliens.
Devant le succès rencontré par ces sessions, le consulat de France dans
notre pays et l'Association nationale pour la formation professionnelle
des adultes (AFPA-France) en collaboration avec l'Agence pour la
promotion de l'emploi des jeunes (APEJ) et le concours du Centre
national de la promotion de l'artisanat (CNPA) et de l'Assemblée
permanente des chambres des métiers (APCM), ont initié cette année une
nouvelle formation dans le domaine du carrelage et des techniques qui
lui sont liées.
Ce stage de 10 semaines qui a débuté hier, se déroule sous forme de
chantier-école et s'adresse à des Maliens et des Franco-Maliens. "Ce
stage de formation est la réponse à un constat : le manque de
qualification des ouvriers oeuvrant dans le domaine du carrelage",
explique Mme Diallo Cathia, la conseillère pour l'emploi et la formation
au consulat de France dans notre pays.
Ainsi durant dix semaines, une vingtaine de jeunes (17 Franco-Maliens et
6 Maliens dont 2 filles) apprendront le métier du carrelage. Ils seront
initiés à toutes les techniques, notamment le découpage, l'assemblage,
le nivelage, la pose des carreaux.
Les stagiaires seront accueillis sur les différents chantiers de la
Société d'équipements du Mali (SEMA). La formation est assurée par un
professionnel français de l'AFPA, Christian Fèvre, en collaboration avec
les chefs de chantiers de la SEMA. Ceux-ci ont d'ailleurs bénéficié
d'une semaine de mise à niveau pour être les tuteurs des stagiaires.
Le stage n'est pas rémunéré, précise Mme Diallo Cathia. Mais cet élément
ne doit pas être un facteur de démotivation pour les stagiaires,
estime-t-elle, car à la fin du stage, ils recevront du matériel pour
pouvoir s'installer à leur propre compte.
Pour le coordinateur de la SEMA, Lassana Doumbia, les récents
dramatiques événements des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla
rappellent qu'il vaut mieux se débrouiller à acquérir un métier au pays
que d'aller risquer sa vie au loin pour un bénéfice aléatoire.
Les initiateurs de la formation estiment que ce genre de stages
pratiques a l'avantage d'apporter à des jeunes, une spécialisation qui
les rend opérationnels sur le marché de l'emploi dans un délai court.
A l'issue du stage, les Franco-Maliens pourront être dirigés vers des
employeurs implantés en France. À défaut, le marché national leur est
aussi ouvert. Quant aux jeunes Maliens, il est prévu de les accompagner
dans la création de leur propre entreprise.
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