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Compte-rendu du
débat sur les motions
du 25 octobre 2005 au club des Corses
Un très intéressant débat
sur les motions nationales d’orientation s’est tenu le mardi 25 octobre
2005, regroupant 35 camarades dont certains étaient des invités de
passage : Monique Cerisier ben Guiga, Christian Castagna et une
délégation de la section de Waoundé.
Trente minutes de
présentation des motions (1,2 et 5, 10 minutes chacune) suivies d’une
heure de débat intense.
En présentant la motion 1
(François Hollande) j’ai insisté sur ses grands axes (changer le monde,
changer l’Europe, changer la France) et sur la nécessité de revenir à
une morale politique symbolisée par les mots : volonté, vérité et unité,
cette dernière notion impliquant la discipline et le respect des
engagements et des votes des militants.
La motion 2 (Fabius)
présentée par Jean-Pierre VAUCHEL, insiste sur 3 thèmes : l’existence de
deux France (celle qui souffre et celle qui profite), la nécessité d’un
socialisme de transformation sociale, et l’émergence d’une nouvelle
gauche.
La motion 5 (Montebourg)
a été présentée par Christian Castagna veut démontrer qu’il existe une
alternative socialiste pour rendre la Gauche possible.
Le débat d’une heure qui
s’en est suivit fut intense et de qualité, on pourrait le résumer
ainsi :
- Pour les partisans
de la motion Hollande : le non au referendum était un non au pouvoir
en place et pas au PS et encore moins à Hollande ; ceux qui au PS
n’ont pas respecté le vote interne des militants en faveur du oui se
sont comportés comme des faux-frères ; les signataires des motions 2
et 5 (Fabius, Mélenchon, Emmanuelli, Emmanuel, Vincent Peillon etc
…) étaient au pouvoir de 97 à 2002 au même titre que Jospin et
Hollande et ne peuvent donc se dédouaner des critiques qu’ils
adressent à Hollande. La responsabilité est collective. Enfin
Hollande dirigeait le parti lorsque celui-ci a remporté les
élections européennes, les régionales (20 régions sur 21) et les
cantonales. Sur le fond, il s’agit de ne pas dire aux Français
« Demain ou rase gratis » mais de leur dire la vérité : il s’agit de
rassembler tous les socialistes et la Gauche ; il s’agit de
respecter les décisions des militants.
- Les partisans de la motion Fabius, déplorent la perte d’une partie
des électeurs du PS : les enseignants et la classe ouvrière
souhaitent agir dans ce sens. Certains reprochent à l’équipe Jospin
de 97 à 2002 de n’avoir pas fait toutes les réformes nécessaires. Ce
à quoi il a été répondu que cette équipe comprenait aussi Fabius,
Mélenchon , Lienemann, etc… Le débat a hélas souvent glissé vers les
personnes, délaissant le domaine des idées.
- Certains points communs aux motions concurrentes ont cependant été
relevés : lutte contre la droite, la recherche d’une société de
plein emploi , la défense des services publics, le changement des
institutions, la fusion IR et CSG, la création d’un service public
pour la petite enfance, et la construction de logements sociaux.
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