Tunis (du 26 au 29 mai 2006)

Levant espagnol, du 15 au 17 mai 2006

Pondichéry, du 1er au 5 mai 2006

Annaba, du 26 au 28 avril 2006

Arabie Saoudite – Émirats Arabes Unis, du 23 au 28 février 2006

Rome, 18 au 20 janvier 2006

Munich, 12 au 14 janvier 2006

Bamako, 20 au 23 octobre 2005
Dakar, 23 au 25 octobre 2005

Barcelone, 6 octobre 2005

Voyages de l'année parlementaire 2004/2005

    
 

Tunis (du 26 au 29 mai 2006)

J’ai tenu à me rendre à Tunis pour participer aux cérémonies du cinquantenaire du lycée Pierre Mendès-France où j’ai enseigné de 1986 à 1991.

Sous la présidence d’honneur du maire de Tunis, Abbes Mohsen, ancien élève du lycée français de Mutuelleville, une centaine de manifestations ont eu lieu dans l’établissement tout au long de la semaine pour s’achever sur la journée du 27 mai.

Deux thèmes emblématiques des lycées français de l’étranger ont été mis en valeur :

  • l’accès à la connaissance et à la culture, avec des expositions en français et en arabe, et des représentations théâtrales selon un répertoire varié (de Jodelle à Ionesco) ;
     
  • les valeurs du partage et d’ouverture avec une mobilisation très forte de l’ensemble de la communauté éducative pour la mise en place et l’inauguration d’une fresque en céramique, ainsi qu’un défilé des 44 nationalités des élèves du lycée.

Le point d’orgue a été constitué par la pièce intitulée « Le temps des barbares » jouée au théâtre municipal de Tunis après avoir tourné à Sousse et à Monastir. Cette création, d’excellente qualité, œuvre des élèves et enseignants de l’option « théâtre », a permis de rappeler les principes de tolérance et de liberté qui animent le réseau des établissements français.

A cette occasion, et en compagnie d’Annick Baktri, conseillère AFE et de Martine Djedidi, présidente de l’ADFE, j’ai eu le plaisir de retrouver d’anciens collègues et de nombreux amis.

J’ai pris aussi connaissance du programme de rénovation immobilière du lycée et de l’école primaire attenante. L’Etat financera la construction d’une nouvelle école primaire à El Omrane et d’un collège sur le site de l’actuelle école Marie Curie. Le lycée pourra ainsi occuper l’ensemble d’un bâtiment devenu beaucoup trop petit pour accueillir 1700 élèves.

Aucun financement de partenariat public privé n’a pu être trouvé pour réaliser cette importante opération immobilière. Les incantations du ministre des Affaires étrangères sur cette recette miracle ont été sans effet !

J’ai pu mettre à profit ce passage à Tunis pour de très fructueux entretiens avec le consul général Christian Berlinet sur la question des mariages mixtes.

Enfin, avant de quitter Tunis, j’ai pu aller saluer Souhayr Belhassen, secrétaire générale de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, qui a été molestée par la police lors de la tentative de tenue du congrès de cette organisation.

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Levant espagnol

Du 15 au 17 mai j’ai fait une visite fructueuse aux Français établis au Levant espagnol. Le voyage avait été préparé par Monique Morales, conseillère à l’AFE, et Soledad Margareto, présidente de l’ADFE-Madrid et tête de liste de l’ADFE pour le renouvellement du 18 juin. Nous avons fait la tournée ensemble.

Valence

Accueillies et amicalement hébergées par Annick Valldecabres, correspondante de l’ADFE à Valence, nous avons visité le lycée français, où nous avons rencontré de nombreux enseignants, puis le centre culturel dirigé par M. Berthier. Ce centre très moderne m’a frappée par le dynamisme de l’équipe. Cette impression a été confirmée le soir par les propos des conseillers municipaux rencontrés au siège du PSOE. Selon eux, ce centre est le pôle le plus important de la vie culturelle à Valence. De même, l’agence consulaire, visitée en début d’après-midi, était-elle considérée par nos interlocuteurs espagnols, avec les quarante autres consulats présents dans la ville, comme un point d’appui essentiel pour renforcer la dimension internationale de cette grande métropole régionale.

Alicante

La visite était organisée par Bruno Théret, président sortant de l’ADFE, et Alain-Yves Perrot, son successeur à l’ADFE. Après une visite à l’Office européen des marques nous sommes allés à la Ciudad del Luz, ensemble de studios de cinéma ultra moderne où va être tourné « Astérix aux Jeux Olympiques ». 400 Français vont se succéder à Alicante jusqu’à la fin de l’année pour le tournage de ce film, d’où des inscriptions au lycée français et un surcroît de travail pour l’antenne consulaire. Des menaces de fermeture planent sur cette antenne et j’ai écrit au ministre des Affaires étrangères pour demander son maintien. Le soir, la réunion ADFE regroupait quelques dizaines de Français appartenant à toutes les composantes de la communauté d’Alicante : Français repliés d’Oran en 1962, expatriés, binationaux, enseignants, retraités. L’inquiétude relative à l’antenne consulaire a été le sujet de discussion principal.

Murcie

Visite du lycée français, à dimension humaine et où il règne un bon climat entre l’équipe de direction, les enseignants et les élèves. Il faut convaincre ces derniers de rester en second cycle et de passer le baccalauréat français, dans leur intérêt et celui de l’établissement. Soutien, travail et petits groupes, tout est mis en œuvre pour atteindre cet objectif. L’agence consulaire est tenue avec un grand dévouement par Marie-Thérèse FLORES qui ne peut rétribuer, avec la subvention qu’elle reçoit, qu’une secrétaire cinq heures par semaine. Autant dire que c’est elle qui fait face à tout, non seulement bénévolement, mais en dépensant ses propres deniers. Les Français victimes de hold-up l’été sur les aires d’autoroutes sont secourus et les résidents permanents évitent grâce à elle des déplacements à Alicante pour leurs démarches administratives.

A Murcie, comme dans de nombreuses villes du monde, la présence de la France dépend de quelques citoyens particulièrement animés d’esprit civique. Sans Marcel Vitoux, restaurateur, et Marie-Thérèse Flores, consule honoraire, les organisateurs des festivités, qui danserait à Murcie le jour du 14 juillet ?

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Pondichéry (du 1er au 5 mai 2006)

Accueil toujours efficace et chaleureux à Pondichéry où mon excellent programme, préparé par le consul général Michel Séguy et la section de l’ADFE (sur le même modèle exactement que celui du sénateur Ferrand qui me succède dans la ville, période électorale oblige !) me permet de m’informer de la situation et de rencontrer beaucoup de compatriotes.

Présidée par le dynamique Jean Couppoussamy, avec Rajavelou Nara, Velangany Manuel, Mohanaradj Bertrand, sans oublier Gobalakichenin Jules Ferry, l’ADFE œuvre principalement dans deux secteurs, l’aide aux compatriotes pour leurs démarches administratives, et la scolarité. Une grande partie des Français de Pondichéry est exclusivement tamoulophone. Cela rend très difficiles leurs démarches au consulat, et l’aide des militants de l’ADFE qui tiennent une permanence dans un petit local accueillant leur est précieuse

Très actifs à l’association des parents d’élèves du lycée, nos camarades de Pondichéry, sous l’impulsion de Mohanaradj Bertrand, sont venus en aide aux Français de Karikal, en créant une école qui scolarise 65 enfants en français. Une petite école, totalement dépourvue de moyens, a ouvert il y a deux ans dans les locaux de la maison de France. Sur 8 enfants présentés à l’examen d’entrée en 6ème au Lycée Français de Pondichéry, 7 ont réussi. Beau succès. J’espère que l’année 2006 /2007 commencera avec des manuels scolaires et une bibliothèque fournie grâce à un apport de 1000 livres dont je m’occupe. La fête de fin d’année à laquelle j’ai assisté était émouvante.

Le fonctionnement du consulat s’est beaucoup amélioré. Le service de la nationalité est efficacement réorganisé. La tradition des mariages arrangés, très ancrée chez les Français de Pondichéry, demande de la part du consulat une application fine des règles sur le contrôle de la validité des mariages.

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Annaba (du 26 au 28 avril 2006)

A l’invitation de la coordination des sections ADFE d’Algérie, dont le responsable est Max Chassegué, et de Fwad Hasnaoui, président de la section d’Annaba, je me suis rendue à Annaba du 26 au 28 avril. La coordination regroupait les Présidents des sections d’Annaba, Constantine, Oran, Sétif, ainsi que des adhérents et membres de bureaux

Voici les principales étapes et les enseignements de cette visite, très bien organisée par M. le Consul général Gerald MARTIN, Fwad HASNAOUI et Max CHASSEGUE.

26 avril
Dès le soir de mon arrivée, j’ai participé à une grande réunion des associations françaises et algériennes amies de l’ADFE : l’Association pour le Développement la et la Promotion des Entreprises (ADPE), In Memoriam qui s’occupe de l’entretien des cimetières français, l’association « Aniss » pour l’accompagnement des malades du SIDA, les associations ADEN des droits de l’enfant et AMAL d’aide aux enfants malades (chroniquement). Près de 200 personnes avaient patienté 2 heures, mon avion étant retardé, dans une ambiance très amicale. J’ai été frappée par la bonne intégration de cette section ADFE pleine de vitalité dans le tissu associatif local.

27 avril
Après les visites de courtoisie aux autorités de la ville, je visite le cimetière français que l’association In Memoriam, dirigée par Sabri MELE, entretien avec l’appui du consulat, puis le Centre culturel français où je rencontre les responsables des cours de Français, ceux du Centre pour les études en France (CEF), ceux de la médiathèque et ceux de l’animation culturelle. J’en profite pour m’informer des conditions d’accès des jeunes Algériens aux études supérieures en France, un vrai parcours du combattant, extrêmement dissuasif, sur lequel je reviendrai ultérieurement.

Vers 11h, je rejoins la coordination ADFE qui met en commun ses expériences et ses difficultés dans les secteurs où les sections s’investissent, en particulier les groupes FLAM, qui portent en Algérie le nom d’Espaces Culturels Francophones : un à Annaba réparti sur trois sites, un à Constantine et bientôt deux, l'un à Oran et l'autre sur le point de commencer ses activités, à Sétif. L’implication dans le secteur économique sur le modèle de l’ADPE d’Annaba et la création de sections dans les villes où il y a des sympathisants isolés sont fixées comme objectifs aux sections existantes. L’absence de Téric BOUCEBCI (Conseiller à l’AFE) depuis quelques mois du territoire algérien a fait l’objet de discussions. Il faudra discuter avec lui des moyens de mettre un terme à une situation qui porte atteinte à l’ADFE en Algérie.
L’après-midi, la visite du Petit Prince, Espace Culturel Francophone dont j’avais vu la première ébauche il y a trois ans, m’a permis de juger du niveau remarquable atteint par les enfants à raison de 4 heures hebdomadaires de français. Plus de 1000 enfants fréquentent Le Petit Prince l’après-midi. L’enseignement est donné par des institutrices qualifiées à un coût modique pour les familles. L’association aide les familles nombreuses ou démunies pour que l’accès aux cours soit accessible à tous.

Lors de la visite du consulat, je constate l’alourdissement des tâches des agents, lié à l’augmentation du nombre des immatriculés (6000 pour 1500 il y a trois ans), mais aussi aux nouvelles responsabilités des consulats pour le contrôle migratoire, soit une dizaine de tâches administratives supplémentaires pour les seuls mariages. 4700 dossiers de CNF sont en instance à Nîmes : le nombre d’immatriculés est destiné à augmenter encore.
Il règne dans ce consulat un climat que je qualifierai de « républicain », alors qu’au printemps 2003 j’y avais retrouvé l’ambiance qu’on avait nommée « rue Lauriston » à Tunis, dans les années où le racisme et l’arbitraire y sévissaient. Ce qui prouve qu’il suffit de la volonté de deux chefs de poste successifs pour changer les conditions de réception des Français et des demandeurs de visas alors que les conditions de vie et de travail sont encore très dures en Algérie pour le personnel.

L’Assemblée générale de la section ADFE d’Annnaba que je rejoins ensuite, dans la salle de réunion du consulat, réunit une cinquantaine d’adhérents. Après le débat sur le rapport moral et financier et des discussions sur le montant des cotisations, le taux de l’aide sociale consulaire et le coût de l’assurance maladie à la CFE, le nouveau bureau est élu : Fwad HASNAOUI, président, Fatteh ZOUGGARI, Vice Président, Zoubeïda MECHERI, secrétaire générale, Laurent BERCHET, trésorier.

La journée se termine par la réception de la communauté française offerte par M. le Consul Général et Mme MARTIN, et un dîner amical avec les responsables des sections ADFE de la coordination encore présents à Annaba.

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Arabie Saoudite – Émirats Arabes Unis
(du 23 au 28 février 2006)

L’Arabie Saoudite et plus encore les Émirats bougent et il serait temps de réviser en France des préjugés dépassés. L’augmentation du prix du pétrole, la présence à la tête des États de rois et d’une élite de technocrates désireux de moderniser leurs pays et de desserrer un peu l’étreinte américaine génère une forte demande de relations avec la France : sur le plan économique, il serait possible que la France cesse de se cantonner à la seule fourniture d’armement pour répondre aux besoins de construction et d’équipement de villes nouvelles, de production d’eau potable et de traitement des eaux usées, de matériel médical et de médicaments. Par ailleurs, l’Arabie Saoudite cherche à envoyer des étudiants en France dans des programmes qu’elle finance intégralement, en droit, en sciences de l‘ingénieur comme elle vient de le faire pour 60 étudiants en médecine. Ce pays voudrait aussi améliorer la qualité de ses écoles à programmes français, tout ceci à ses frais.

Face à cette demande, les services français sont dépourvus de moyens : 3 personnes en tout au service culturel de Djedda, 4 à celui d’Abu Dabi, qui n’a pas de secrétaire général pour coordonner la gestion des écoles françaises. A Riyad, il va falloir veiller à ce que le secrétaire général ait un successeur. Les services culturels ne répondent donc que partiellement aux offres locales et aux demandes de coopération éducative et on peut se demander comment seront gérés les grands projets d’Abu Dabi : Sorbonne, Louvre.
Quant à l’action culturelle, elle est principalement financée par mécénat puisque les crédits d’intervention sont soit inexistants (Djedda) soit en baisse (-13% à Abu Dabi).

La même difficulté est sensible dans les Missions économiques d’Arabie : 5 agents seulement à Djedda qui reste la capitale économique du royaume.

Les écoles françaises, à l’exception du lycée Massignon d’Abu Dabi, sont en gestion parentale. Elle ne suffisent pas à la demande et sont complétées, dans les Émirats, par des écoles libanaises homologuées. Les tensions sont parfois vives entre les enseignants recrutés localement et les associations gestionnaires. La nécessité où se trouve l’AEFE de diminuer sa participation au budget des établissements, du fait de la baisse de sa subvention publique, fragilise ces écoles.

La disette en personnels et en moyens qui frappe tous les services de l’État à l’étranger, et, plus que d’autres, le ministère des Affaires étrangères et les agences dont il a la tutelle, fait perdre à notre pays des marchés et des occasions de développer son influence culturelle dans des pays tels que ceux de la péninsule arabique. C’est un triste gâchis auquel les visites présidentielles n’apportent pas de remède.

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Rome

Lycée Chateaubriand

Visite du lycée avec le proviseur et ses plus proches collaborateurs, ainsi que les délégués du personnel de l’établissement scolaire et la présidente de l’association des parents d’élève.
Les thèmes abordés avec l’équipe de direction, sous forme d’échanges, ont porté principalement sur le fonctionnement du lycée, les questions budgétaires et d’infrastructures, le développement de l’enseignement des langues et l’aide aux élèves en difficulté.
Avec ses 1400 élèves, dans des locaux inappropriés où il reste enkysté, cet établissement ne peut pas jouer un rôle moteur pour la diffusion de la langue et de la culture française en Italie. Il faut l’aider à se moderniser malgré l’obstacle architectural. Mais l’action culturelle française doit viser prioritairement au développement des classes bilingues dans les écoles italiennes ainsi qu’à celui de groupes FLAM pour les familles françaises et franco-italiennes.
Les représentants des parents d’élèves ont souligné, pour leur part, l’augmentation excessive subie par les droits d’écolages au cours des deux dernières années, supérieure à l’inflation officielle, et la crainte d’une mise en œuvre par l’AEFE de la mutualisation des fonds de roulement et d’un transfert global des charges d’entretien du lycée sur les seuls droits d’écolage.

Section consulaire de l’Ambassade

La réunion avec les agents a porté, pour l’essentiel, sur les difficultés rencontrées par nos compatriotes en situation de fragilité économique :

  • cas notamment des épouses délaissées par leurs maris, sans qualification ou dans l’impossibilité de trouver un emploi et ne pouvant prétendre à aucune aide sociale ;
  • familles en réelle difficulté financière dont les dossiers de demandes de bourses, pourtant soutenus par la commission locale au fait de leurs problèmes, ont fait l’objet d’une révision, voire d’un rejet au niveau de la commission nationale ;
  • difficulté d’application par les autorités sanitaires italiennes et les services sociaux des mairies de la convention européenne d’assistance sociale et médicale du 12.12.1953 ;
  • précarité des contrats de travail, peu rémunérateurs, qui sont proposés à nos compatriotes demandeurs d’emploi, quels que soient leurs diplômes. Depuis que les contrats « Biaggi » existent, aucun employeur ne propose plus de CDD au Bureau de l’emploi. Cette légalisation de l’emploi au noir, qui ne laisse rigoureusement aucun droit aux salariés et fait baisser les salaires alors que le coût de la vie a explosé du fait de l’absence de contrôle du passage à l’euro, a laminé la classe moyenne italienne.

La tâche du consulat est alourdie par les Français de passage dont la charge représente l’équivalent d’un emploi à mi-temps. Sans les stagiaires, il n’aurait pas été possible de faire face à l’afflux des compatriotes victimes de vols multiples et dépourvus de carte de crédit et de pièce d’identité. Le cas le pire est celui des Français non résidents en France auxquels on ne peut pas faire de laissez-passer sans l’autorisation du consulat où ils sont inscrits. Le poste ne dispose d’aucun crédit pour l’aide à ces Français de passage.
Comme dans tous les consulats déjà visités ces dernières années, le personnel travaille à flux tendu avec un logiciel d’inscription au registre qui n’est pas performant et rend très difficile le tirage des listes électorales et la gestion des élections. Il y a aussi beaucoup de difficultés techniques pour lesquelles les agents n’ont pas été formés en ce qui concerne l’informatisation de l’état civil. Enfin, à constater les difficultés pratiques de transmission de photos d’identité aux normes pour les passeports lisibles en machine, on peut s’inquiéter du passage au passeport biométrique. Il faudrait au moins harmoniser les caractéristiques des photos pour les passeports et les cartes nationales d’identité.

Les membres de l’ADFE, dont le nouveau bureau, élu au cours du dernier trimestre 2005, présentera un candidat aux prochaines élections des conseilles AFE, avaient organisé une réunion amicale.

Au programme de ces journées, la réunion mensuelle de la section du parti socialiste français de Rome qui se développe. Discussion très animée sur le référendum de la gauche italienne, et l’opportunité d’en réaliser un en France pour sélectionner un candidat aux élections présidentielles.

Lors du dîner restreint offert par M. l’ambassadeur, la conversation a porté sur la situation de politique intérieure italienne. Selon le professeur Sabino Cassese, professeur de Droit, ancien ministre et récemment nommé par le Président Carlo Azeglio à la Cour constitutionnelle, la modification du mode de scrutin et le passage à la proportionnelle intégrale ouvre la perspective néfaste du retour à l’instabilité politique, à laquelle l’Italie avait échappé au cours de cette dernière législature.

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Munich

Jeudi 12 janvier : Accueil à l’aéroport par par M. Jean-Claude Schlumberger, Consul général de France de Monique Cerisier ben Guiga puis dîner donné en son honneur qui réunissait outre ses deux adjointes, Claudine Lepage, Conseillère à l’AFE qui accompagnera la sénatrice tout au long de son séjour munichois et Philippe Moreau, président de l’ADFM.

Vendredi 14 : visite du Consulat avec recueil d’informations sur la communauté française qui a beaucoup évolué, qui est majoritairement jeune et bien formée. Entretiens avec les agents qui déplorent une charge de travail de plus en plus importante et des conditions de travail difficiles dans un grand bureau paysager peu adapté aux entretiens parfois confidentiels avec le public. Ils redoutent de plus un surcroît de travail dû à la fermeture du Consulat de Stuttgart prévue à l’été 2006 et qui comprend plus de 20000 immatriculés. Deux agents supplémentaires seulement sont prévus.

Déjeuner avec deux représentants de l’association des Français de l’Office européen des brevets, Jean-Michel Cannard et Paul Fourrichon. Les Français, fonctionnaires de l’OEB connaissent des problèmes de transferts de points de retraite sur la période travaillée en France.

Visite au Lycée Jean Renoir. Accueillie par Jean Bastianelli, le proviseur et son équipe, Monique Cerisier ben Guiga a pu se rendre compte de l’évolution des effectifs qui dépassent aujourd’hui les 1100 élèves. Actuellement le lycée doit louer des locaux très onéreux pour faire face à l’accroissement des effectifs en attendant de pouvoir faire faire construire un nouveau lycée. L’AEFE a donné son accord pour l’achat d’un terrain et des pourparlers sont en cours pour finaliser le projet. La sénatrice a également rencontré une délégation d’enseignants.

Conférence à l’Institut français sur les programmes FLAM organisée par l’ADFM. Plus de 100 personnes étaient présentes pour s’informer, ce qui montre bien l’intérêt des programmes FLAM, même dans une ville dotée d’un lycée français, puisque moins de 30% des enfants français sont scolarisés au lycée français. Suite à la conférence des groupes FLAM sont en voie de constitution.

Samedi 14 : Départ de Monique Cerisier ben Guiga, accompagnée à l’aéroport par Jean-François Berne, secrétaire de la section PS.

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Mon programme de déplacement à Bamako et à Dakar était centré sur trois objectifs :
  • Contacts avec la communauté française et étude de tous ses sujets de préoccupation
  • Poursuite de mon enquête sur la venue des étudiants étrangers en France
  • Voir, sur le terrain, les modalités de répartition des compétences entre le SCAC (service culturel et de coopération) et l’AFD.

Bamako

J’ai rencontré les Français lors de la réunion avec les membres de l'ADFE-Français du Monde et leur présidente Maryse DIARRA, puis au cours du dîner organisé par la section du PS et l’ADFE-Français du Monde, enfin lors de la réunion de la section du parti socialiste chez Marie-Hélène Beye, secrétaire de la section. Le déjeuner offert par l’Ambassadeur Nicolas Normand réunissait les responsables d’associations et le dîner-buffet du consul général William Bunel, les îlotiers du plan de sécurité et leurs adjoints ainsi que le personnel du consulat. J’ai reçu par ailleurs des Français en difficulté particulière. Je remercie tous ceux qui ont participé à l’élaboration du programme : l’ambassadeur Nicolas Normand, le consul général William Bunel, le conseiller culturel Jean-Claude Piet, les conseillers à l’AFE Marie-Hélène Beye et Marc Etienne ainsi que Maryse Diarra, Présidente de l’ADFE.

La communauté française

Les principaux sujets de préoccupations de la communauté française sont :

  • la scolarisation et la formation professionnelle
  • la santé
  • les services du consulat.

LA SCOLARISATION

Le lycée Liberté
Etablissement en gestion parentale, il est sorti d’une période de crise et, depuis l’arrivée du proviseur actuel, Monsieur Jean-Luc RUOL, la collaboration est fructueuse entre l’administration et l’association des parents d’élèves.

L’école des Lutins
Désormais homologuée, avec un cycle maternel et un cycle primaire, dirigée par Madame Marianne SOTBAR, elle joue un rôle important et permet de scolariser dans des conditions excellentes des enfants auquel le lycée n’a pas de place à offrir. Je regrette que ma visite trop brève ne m’ait pas permis de la visiter à nouveau.

FORMATION PROFESSIONNELLE

La formation professionnelle est un enjeu central pour une communauté française de 4500 personnes, dont beaucoup de jeunes connaissent le chômage et partent en France sans la moindre préparation, sans parler français, sans avoir de compétence professionnelle.
L’ADFE et les conseillers à l’AFE de l’ADFE, soutenus par les autorités consulaires, se sont mobilisés. Ils ont obtenu la création d’un poste de conseiller emploi-formation au consulat (Mme Catherine Diallo) et, ces deux dernières années, l’organisation de stages hôtellerie et restauration. Cette année, j’ai pu aller voir, sur le chantier, les stagiaires-carreleurs. C’est une formule innovante de formation par apprentissage sur un chantier, peu coûteuse, qui pourrait faire école.

Le Centre de Formation Sabatisso, créé en 1998 par une compatriote, Madame Djénéba Sissoko, offre une formation à 600 jeunes par an dans le secteur du BTP, soit pour des formations longues, le CAP ou le Brevet Technique, soit pour des stages de 2 semaines à 3 mois.

LA SANTÉ

Le Centre médico social
C’est une petite structure, très bien adaptée à ses fonctions, avec deux médecins permanents; le docteur Alain DORY, médecin-chef, et un jeune médecin volontaire international, le docteur Violaine Hardy. Maryse Diarra, présidente de l’association des usagers, l’infirmière, madame Elizabeth KANOUTE, la biologiste madame Corinne MAÏGA, et madame Maïmouna CAMARA, chargée de l’accueil, m’ont fait visiter avec une fierté justifiée des locaux bien entretenus et très propres.

LES SERVICES CONSULAIRES

Installés depuis 2002 dans de beaux locaux modernes, et fonctionnels, ils donnent satisfaction malgré le sous-effectif, grâce à la mobilisation de tous les agents sous la direction dynamique du consul général William Bunel.

Sur les 20 agents, (dont 10 recrutés localement), 10 sont employés au service des visas, 10 aux services aux Français. On touche là du doigt à quel point, depuis la généralisation des visas en 1986, les services aux Français ont été vidés de leur substance. De plus, à Bamako, les quelques mois de recrutement de vacataires autorisés par le ministère sont insuffisants pour faire face aux charges nouvelles induites par la mise en place du visa biométrique et la généralisation de la présentation au retour. De toute évidence, la présence d'un ou deux vacataires supplémentaires allégerait la tâche du personnel.
Ce type de visa a découragé beaucoup de demandes falsifiées avec les résultats suivants :un taux d’acceptation des demandes de 70% et ... une forte pression sur la demande de nationalité française et le service d’état-civil.

Le service social a aussi une lourde charge de travail du fait de la pauvreté de nombreux Français et du nombre de demandes de bourses scolaires, 340 ayant été attribuées pour 2005-2006.

La sécurité Le plan de sécurité est remis à jour régulièrement et les îlotiers que j’ai rencontrés chez M. le Consul Général m’ont paru très conscients de leurs responsabilités et très motivés.

ENTRETIENS SUR L’ÉDUCATION ET LA COOPERATION

Les réunions organisées au SCAC et avec le ministre de l’Education nationale m’ont permis d’avoir des échanges avec l’équipe du SCAC sur l’accueil des étudiants maliens en France, et d’évoquer les difficultés qu’ils rencontrent : nombre d’étudiants entrés légalement sur le territoire se retrouvent en situation illégale et sans possibilité de retour au pays après un échec universitaire. Nous avons évoqué des mesures susceptibles de réduire ce risque, notamment l’instauration d’un test de connaissance du français avant le départ. Il semble en effet que le décalage entre les compétences linguistiques effectives des étudiants et les attentes de notre université soit pour une large partie à l’origine de ces difficultés.
La politique quantitative poursuivie pour répondre aux objectifs du millénaire en matière d’enseignement, si elle n’est pas accompagnée de mesures qualitatives, va sans doute aggraver encore ce déficit. J’ai pu également m’informer du dispositif de coopération et du partage des tâches entre l’AFD et le SCAC.

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Dakar

J’ai rencontré les Français lors de la réunion avec les membres de l'ADFE-Français du Monde et leur présidente Maryvonne SAMB, puis au cours d’une réunion et d’un buffet organisé par la section du PS. Le déjeuner offert par l’Ambassadeur André Parant réunissait les responsables d’associations. Le déjeuner offert par Mme Iancu à la suite de la matinée de travail au Consulat m’a permis de rencontrer aussi plusieurs fonctionnaires du poste. Je remercie tous ceux qui ont participé à l’élaboration du programme : l’ambassadeur André Parant, la consule générale Geneviève Iancu, le conseiller culturel Didier Lebret, les conseillers à l’AFE Richard Alvarez et Hassan Bahsoun ainsi que Maryvonne Samb, Présidente de l’ADFE.

Le Consulat général de France

A l’occasion de ma visite à Dakar, Mme Iancu, Consule générale de France à Dakar a organisé une réunion de travail à laquelle ont participé les quatre chefs de service du Consulat général (administration consulaire, état civil/nationalité, service social, visas), les quatre conseillers à l’Assemblée des Français de l’Etranger, les présidents des sections locales de l’ADFE et de l’UFE ainsi que M. Aristide ALCANTARA, président de l’Association d’entraide des Français du Sénégal, Mme Fernande MIME, présidente de Trait d’Union qui regroupe les conjoints Français de ressortissants sénégalais et Mme Simone de VRIENDT, présidente de l’Age d’or, association qui regroupe et défend nos compatriotes retraités.

J’ai rendu hommage à ce Consulat général, soulignant qu’il s’agit de l’un des postes d’Afrique devant faire face à la charge de travail la plus lourde et ce, malgré des moyens insuffisants. 16500 Français sont inscrits après mise à jour complète des listes. Le Consulat reçoit près de 38000 visiteurs français par an, soit environ 150 par jour avec des pics à 200. Il traite 35500 demandes de visas par an en moyenne, a effectué 1902 actes d’état civil en 2004 contre 1113 en 2003. Il a reçu ou envoyé 64557 courriers en 2004, sans compter les mails et les télécopies.

J’ai été sensible à la grande mobilisation des agents dans tous les secteurs concernés, tant en période normale qu’en période de crise. Le secteur social (l’assistante sociale est Mme Françoise Marchal) et son service emploi formation (Delphine Guzzo) sont particulièrement sollicités par des Français de plus en plus pauvres.

J’ai remarqué l’apport essentiel des agents vacataires (12 sur 52 tous personnels confondus) dans le fonctionnement quotidien du Consulat général et ce, dans tous les secteurs d’activité. Les deux stagiaires du ministère des Affaires étrangères (6 mois et 4 mois) ont permis de traiter quelques dossiers transversaux (contribution à l’organisation du referendum, étude sur la fraude, gestion de la correspondance informatique avec les usagers, mise à jour des bases de données relatives au plan de sécurité, etc) auxquels, par manque crucial de temps, les agents titulaires (21) ou recrutés locaux (23) ne peuvent se consacrer davantage. Ce sont de lourdes responsabilités qui sont ainsi confiées à des stagiaires, heureusement compétents, faute de personne permanent. Cet emploi, réellement abusif, de stagiaires non rémunérés, joue un rôle de plus en plus important dans le maintien des capacités de fonctionnement des postes diplomatiques. L’Etat, comme le secteur privé, abuse des difficultés d’accès des jeunes – même très diplômés – à l’emploi.

J’ai pris la mesure de la pression de la demande des usagers (en forte augmentation s’agissant de l’état civil et du service social, plus stable en matière de visas).

J’ai salué la réactualisation du plan de sécurité des Français résidant à Dakar (redécoupage des îlots, identification des zones de regroupement et des lieux de recueil, essais radio), et son extension à l’ensemble du territoire.

Les efforts pour améliorer l’accueil sont sensibles, ainsi l’aménagement d’un service d’accueil à l’entrée du Consulat général. Toutefois, les difficultés provoquées par un standard téléphonique inadapté ne sont toujours pas résolues. Le Consulat de Dakar reste inaccessible par téléphone aux usagers.
Le Consulat développe sa communication par la refonte du site Internet, les entretiens ponctuels et réguliers avec la presse, la publication annuelle d’un guide d’accueil du Consulat général.

Pourtant, les agents travaillent dans des conditions difficiles qui devraient perdurer encore plusieurs mois puisque les travaux de réaménagement ont été reportés : bureaux aveugles, de dimension réduite, peu commodes pour la conduite d’entretiens, dans des conditions de confidentialité insuffisante, surtout en ce qui concerne le service social.
La charge de travail du Consulat est aggravée par le grand nombre de domaines où le poste consulaire de Dakar a été choisi, pour être « poste pilote » : comité consulaire (issu de la fusion CCPAS/CCPEFP), enseignement à distance, création d’un centre pour les études en France (rattaché au SCAC), audit sur l’accueil et l’application de la réglementation, tournage d’un documentaire destiné à la formation par le ministère de la Défense en liaison avec le département (DFAE/DCI) sur l’entraide des Français du Sénégal à nos compatriotes de Côte d’Ivoire, obligation pour les bénéficiaires de visas de court séjour de se présenter au Consulat à leur retour.

Le Consulat de Dakar doit relever de nombreux défis, notamment dans la perspective des travaux d’extension du service des visas et surtout de la rénovation de l’ensemble du rez-de-chaussée qu’occupe le Consulat général : maintien de la qualité de l’accueil et du service public pendant les travaux soit 8 mois (visas), et plus d’un an pour les services concernant les Français (état civil/nationalité), administration consulaire, service social).

J’ai tenu à faire part de remarques concernant :

  • Les dossiers de demandes de certificat de nationalité française et l’obligation de saisir directement le tribunal d’Instance de Paris 1er, sans passer par le « filtre » que constituaient les Consulats. J’ai déploré l’encombrement à Paris du service de la nationalité du tribunal d’Instance de Paris 1er par les dossiers qui lui sont adressés trop souvent incomplets. Cette nouvelle procédure, loin de raccourcir les délais, pénalise les usagers mais aussi le Tribunal de Paris 1er.
     
  • La Caisse des Français de l’étranger (CFE). J’ai rappelé la nécessité d’une quatrième catégorie aidée pour nos compatriotes les plus démunis. De nombreux Français ne sont pas en mesure de prendre en charge leur part de la troisième catégorie aidée. La CFE a des excédents tels, en augmentation chaque année, qu’il serait possible de lancer une catégorie aidée sur la base d’une cotisation correspondant à 25% de la 1ère.
    J’ai ajouté que la rétroactivité devait pouvoir être ramenée de 2 à 1 ans.
     
  • Les comités consulaires
    J’ai rappelé mon souhait d’une autonomie de gestion, réalisée dans de nombreux postes à la suite des préconisations de mon rapport sur l’exclusion dans les communautés françaises à l’étranger.
    Toutefois, je partage, comme les conseillers à l’AFE, notamment ceux de Dakar, les réserves sur les nouvelles responsabilités qui leur sont dévolues dans le cadre des comités consulaires expérimentaux et qui se ne situent pas dans le mandat pour lequel ils ont été élus. Je m’interroge aussi sur l’autofinancement de ces comités et partage leurs inquiétudes, notamment dans un pays comme le Sénégal où la communauté française se paupérise et où les entreprises françaises sont de moins en moins enclines à la générosité.

Education - coopération culturelle - AFD

Lors d’une réunion de travail au SCAC, j’ai pu mesurer l’importance de notre dispositif de coopération au Sénégal et de ses évolutions récentes. J’ai pris connaissance des principaux axes du document cadre de partenariat (DCP), en cours de finalisation et du transfert des opérations d’APD en matière d’éducation et de santé à l’AFD.

J’ai fait part de ma vive préoccupation quant à la réduction du nombre des assistants techniques observée au cours des dernières années. J’ai aussi fait part de mes interrogations quant aux modalités du transfert de plusieurs projets du FSP à l’AFD, notamment dans le secteur de l’éducation.

J’ai visité l’Institut français Léopold Sedar Senghor avant de participer à une réunion de travail avec les responsables des différents secteurs issus de l’ex-CCF ou de l’Alliance française. La fusion entre le centre culturel et l’Alliance française a été réalisée sans licenciement. L’Institut fonctionne avec 3 détachés budgétaires, 3 volontaires internationaux et 60 collaborateurs sénégalais. C’est un lieu culturel de grande qualité, bien équipé, en plein centre de Dakar.

Accès des Sénégalais aux études supérieures en France

J’ai visité le Centre pour les Etudes en France (CEF), dispositif d’accueil et d’orientation des étudiants sénégalais candidats à des études en France. Les nouvelles procédures informatiques mises en place, permettent un dialogue avec les universités et les candidats en précisant les compétences requises pour accéder dans de bonnes conditions à des études supérieures de qualité en France.

Les responsables de la coopération éducative et de la coopération éducative et de la coopération en matière de santé ont exposé l’état de la situation à la veille du transfert de ces secteurs à l’AFD.

Visite du Lycée Jean Mermoz

Cet établissement, installé en catastrophe dans des algeco il y a une dizaine d’années, suite à l’évacuation du site à haut risque industriel où il était situé, doit être reconstruit. Sur les 5800 élèves scolarisés dans le réseau des établissements à programme français, le lycée Mermoz scolarise 1908 élèves. Dakar a accueilli en 2004, 326 élèves de Côte d’Ivoire. Il en reste 115 au lycée Mermoz à la rentrée 2005. Le manque de place à Mermoz nuit à l’accueil d’élèves non-Français. Les élèves sénégalais vont à l’école des Maristes et à Jeanne d’Arc, d’un excellent niveau et 50% moins chers. Cela conduit à une ségrégation de fait entre les élèves du réseau à laquelle il faudra remédier. Mais la reconstruction de Mermoz et son agrandissement pour l’accueil de 2350 élèves fera augmenter les écolages. Il y aura plus de place mais les coûts de scolarité écarteront encore plus les élèves sénégalais. C’est un cercle vicieux.

L’AFD

Ma réunion à l’agence locale de Dakar m’a permis d’aborder la collaboration avec le SCAC ainsi que la manière dont l’AFD envisageait de traiter le secteur de l’éducation. J’ai fait part de mon interrogation sur les moyens dont disposerait l’AFD, « une banque », pour mener à bien des projets qualitatifs du secteur social alors que l’AFD aurait tendance à privilégier la voie de l’aide budgétaire sectorielle.
Toutefois, les activités de l’AFD dans le secteur de l’éducation et leur évolution depuis 1999 m’ont permis de mesurer l’investissement de l’agence dans ce secteur. Mais les responsables sont conscients qu’il ne suffira pas de continuer à construire et à équiper des écoles. Tout un travail qualitatif sur les programmes, l’organisation du système scolaire, la formation initiale et continue des enseignants doit être effectuée. Cela suppose que l’AFD recourre à l’aide-projet, comme le faisait le ministère de la coopération, avec des assistants techniques et ne se contente pas de l’aide financière.

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Barcelone

Je suis allée à Barcelone le 6 octobre 2005 pour assister à la remise des palmes académiques à Micheline Angel, conseillère à l’AFE de 1988 à 2005. Je tenais à rendre solennellement hommage à Micheline Angel qui n’a pas pu, pour des raisons personnelles, achever son mandat actuel. Micheline Angel a rempli ses fonctions localement et à Paris avec un savoir-faire et un dévouement qui emportent l’admiration. Dans sa circonscription, elle s’est acquis l’estime générale en répondant efficacement à toutes les demandes : bourses scolaires, fonctionnement du réseau scolaire, aide sociale, service consulaire… A Paris, elle a participé très activement à la commission de l’enseignement tant pour la rédaction des textes que pour les comptes-rendus qu’elle préparait au titre de l’ADFE. La présence de sa collègue Monique Morales, conseillère à l’AFE, de Mme Soledad Margareto, présidente de l’ADFE Madrid, de son successeur, Jean-Michel Nessins et d’une très nombreuse assistance à la cérémonie organisée par M. Le consul général de France à Barcelone, Bernard Valero, témoigne de la popularité méritée de Micheline Angel.

A l’occasion de cette visite, j’ai pu m’informer de la situation du consulat et du lycée. Au consulat, l’afflux des Français en Catalogne alourdit la tâche : on compte en 2004 25 000 immatriculés pour 15 000 il y a 5 ans. Or le poste a perdu des agents. La gestion des bourses scolaires attribuées à environ 1000 enfants est un lourd dossier. L’aide à la recherche d’emploi est organisée depuis septembre 2004. Grâce à la création d’un comité consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle, 78 candidats ont trouvé un emploi en un an. La responsable organise des tables rondes d’information (emploi@consulfrance-barcelone.org).
Le consul général soutient la création de groupes FLAM pour les nombreux enfants français disséminés dans le ressort du consulat, bien loin du lycée français. Un groupe voit le jour à Gerone actuellement.

Au lycée, j’ai pu constater l’existence de tensions au sein de la communauté scolaire : administration, parents d’élèves et enseignants font des analyses assez divergentes des difficultés rencontrées : surcharge des classes qui pèsent sur les élèves et les enseignants, enseignants non remplacés en cas d’absence, mauvais résultats au concours d’entrée dans les universités espagnoles - heureusement corrigés par la session de rattrapage en septembre. Le lycée fait face à un afflux d’enfants français en maternelle et primaire qui oblige à refuser nombre d’inscriptions d’enfants espagnols. Alors que ceux-ci représentaient traditionnellement 60%°de l’effectif, ils ne sont plus que 40% en maternelle et primaire.

Le lycée mène un ambitieux programme d’enseignement des langues : dans cette région où le bilinguisme catalan-espagnol est la règle, les parents des élèves veulent qu’à une solide formation en Français s’ajoute une initiation précoce à l’Anglais. Cette pratique des langues mérite d’être saluée car sa réussite sera celle d’une meilleure relation franco-catalane et de l’inscription de la Catalogne dans « l’arc latin » et dans l’Union européenne.

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