Visite à Tunis du 30 avril au 3 mai 2007

Visite en Algérie (Annaba et Alger), du 25 au 28 avril 2007

Visite au Mali, du 30 mars au 1er avril 2007

Ryad, 24 mars 2007

Athene, 21 mars 2007

Visite à Berlin, du lundi 5 au jeudi 8 mars 2007

Amérique andine, du 17 au 28 janvier 2007

New York, du 10 au 15 octobre 2006

Montréal, du 6 au 10 octobre 2006

Alger, du 12 au 15 septembre 2006

Voyages de l'année parlementaire précédente (2005/2006)

Voyages de l'année parlementaire 2004/2005

    
 

Visite à Tunis du 30 avril au 3 mai

Pour clôturer une campagne des présidentielles qui m’avait menée à Caracas, Bogota, Quito, Casablanca, Rabat, Fès, Marrakech, Alger, Annaba, Berlin, Athènes, Riyad, je tenais à venir à Tunis, mon port d’attache. L’ADFE y avait mené une campagne active pour un vote de gauche et s’était mobilisée avec la section PS pour la dynamique du 2d tour. J’ai donc eu le bonheur de participer à l’audition du débat Royal-Sarkozy avec une centaine de Français qui avaient répondu à l’invitation de l’ADFE. Bonheur, oui car j’avais encore à l’esprit l’époque où les gens de gauche n’avaient pas droit de cité dans la communauté française, où l’ADFE naissante subissait rebuffades sur rebuffades. Et voilà que l’ADFE et la section du parti socialiste, dynamique et légitimes manifestaient leur capacité de rassemblement. Oui, c’était du bonheur.

Le résultat du 2nd tour a été à la hauteur des attentes suscitées par le 1er et cette soirée m’a donné confiance pour l’avenir de la gauche française en Tunisie. Pour combattre la politique de Sarkozy, nous serons nombreux et unis.

Parce que la question de l’avenir des écoles françaises en Tunisie reste difficile et centrale, j’avais demandé à rencontrer les responsables du service culturel et les parents d’élèves. Le déjeuner de travail avec l’Ambassadeur et ses collaborateurs a été consacré à ce sujet. Il ressort de ces rencontres que le projet immobilier est bien engagé tant pour l’école primaire Robert Desnos que pour le Collège Marie Curie. Les plans initiaux ont été modifiés conformément aux demandes de l’APEEFT et un architecte a été nommé à l’Ambassade pour surveiller ce programme.

Toutefois les années à venir seront difficiles. Après le fiasco des constructions des années 90 à Marie Curie, les parents ont des revendications légitimes. Ils veulent des garanties sur la qualité de la construction, le respect des normes. Ils veulent être associés à l’ensemble du processus de transition. Ils refusent d’être mis à contribution, via l’augmentation des droits de scolarité et le doublement des droits de 1ère inscription pour financer l’achat de terrains, c’est-à-dire l’augmentation du patrimoine de l’Etat. Il y a aussi des tensions sur les questions pédagogiques : barème de notation excessivement sévère au bac, accueil des enfants handicapés, etc.

Il m’est apparu que dans cette passe difficile (écoles à reconstruire, croissance du nombre d’élèves), le service culturel devait impérativement restaurer un climat de confiance entre lui et les parents d’élèves. C’est une des conditions essentielles de la réussite.

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Visite à Annaba (25-27 avril) et Alger (27-28 avril)

C’est à partir du 25 Avril que je me suis rendue en Algérie afin de soutenir nos compatriotes et amis militants qui se sont massivement mobilisés pour le premier tour de l’élection présidentielle et qui ont été gratifiés par un score significatif pour Ségolène ROYAL contre Nicolas SARKOZY qui a fait là-bas, l’un de ses plus mauvais score.

Cette visite prévue et programmée avant le premier tour, m’a permis de rencontrer Fwad HASNAOUI Conseiller ADFE Français du Monde à l’AFE, qui m’a accompagné tout le long de mes visites à Annaba et à Alger.

Annaba connaît, comme toutes les grandes villes Algériennes, une relance économique extrêmement dynamique et qui laisse, malgré un paysage défiguré par un urbanisme sauvage, une impression de reconstruction et de volonté de tourner définitivement la page avec l’image d’un pays qui a souffert d’une période tragique.

A cet effet, je noterais qu’au jour d’aujourd’hui, il n’y a aucune raison de renoncer à se déplacer en Algérie, même s’il existe encore des zones où il n’est pas bon de s’aventurer. La situation sécuritaire s’est nettement améliorée.

Ma visite dans l’important Consulat Général d’Annaba dirigé par Gerald MARTIN, qui couvre quatorze préfectures m’a permis d’évaluer la lourde charge de travail qu’accomplissent les employés consulaires avec la réception quotidienne de plus de cent personnes. Le nombre d’immatriculés ne cesse d’augmenter : Il est passé de 1.000 à 12.000 immatriculés en l’espace de six années, pour ce seul Consulat.

A cette occasion j’ai rencontré les responsables syndicaux CFDT de ce poste qui m’ont fait part des conditions salariales et du statut des recrutés locaux.

J’ai par ailleurs retrouvé plus de soixante dix compatriotes à Annaba lors d’une rencontre débat sur le thème du soutien à la candidate Ségolène ROYAL. A cette occasion, l’enthousiasme était de mise surtout après les résultats exceptionnels du premier tour dans les bureaux de vote d’Annaba et Constantine qui ont donné notre candidate gagnante avec plus de 52% de suffrage et un écart très important avec son adversaire actuel qui n’a pas fait plus de 12%.


Monique Cerisier ben Guiga entourée de Zoubeida Mechri, présidente de l'ADFE Annaba
 et Fwad Hasnaoui, Conseiller à l'AFE

Ces résultats ont prouvé la volonté de changement et de rupture en votant pour une femme. Ils sont un probant démenti à des préjugés qui cantonnent l'image de l'Algérie et du monde musulman à des clichés racistes et rétrogrades : misogynie, obscurantisme, etc.

Je salue au passage, les membres du bureau ADFE Français du Monde d’Annaba, qui, sous la houlette de leur nouvelle Présidente Zoubeida MECHERI n’ont pas épargné leurs efforts pour la réussite de cette rencontre.

Le 27 Avril au matin, j’ai participé à Alger dans les locaux de l’ADPE (Association pour le Développement et la Promotion de l’Entreprise), une rencontre avec nos compatriotes de Béjaïa, d’Alger et de Tizi Ouzou afin d’élaborer les stratégies à court, moyen et long terme, pour la réussite du second tour des élections présidentielles, la mise en place d’une section ADFE Français du Monde de Tizi Ouzou avec un Espace Culturel Francophone et le développement de FLAM dans le Grand Alger. La mise en place par l’ADFE d’un service de bus qui achemineront nos compatriotes le jour du second tour entre Alger, Tizi Ouzou et Béjaia a été évoquée.

Enfin, une présentation des activités de l’ADPE m’a été faite et je pense que l’ADFE trouvera dans cette Association amie, un allié pour le développement des partenariats économiques entre la France et l’Algérie dont l’ADFE fait la promotion.

En début d’après midi, j’ai visité la première tranche des travaux d’aménagement de l’extension des nouveaux locaux du Consulat Général d’Alger. Je dois avouer qu’au vu de ces aménagements et malgré la bonne volonté de Francis HEUDE, Consul Général de France à Alger, beaucoup reste à faire, notamment à l’accueil. Nous avons évoqué comme à Annaba les difficultés pour les gestionnaires des Consulats en Algérie à employer des personnels titulaires formés et aptes à entrer en service dès leur arrivée sans avoir à les former sur le terrain. Pour administrer 30 000 Français inscrits, ce Consulat Général ne dispose que d’une vingtaine d’agents. Un des deux sas d’entrée ne fonctionne pas. La salle d’attente pour le public vient d’être aménagée. Le Consulat Général d’Alger accueil en moyenne 10.000 Français dans l’année, avec des pointes à plus de 300 par jour.

C’est en fin d’après midi que j’ai eu l’occasion d’échanger avec une trentaine de Français d’Alger au sujet des élections présidentielles et de la mobilisation autour de Ségolène ROYAL. A cette occasion, je remercie Bernard KUSTER, Président de la section ADFE d’Alger ainsi que tous les membres du bureau pour leur disponibilité et leur engagement.

Nous avons terminé la journée par une visite chez Monseigneur Henri TEISSIER, Archevêque d’Alger avec qui nous avons fait un tour d’horizon sur la situation culturelle et religieuse dans le Maghreb.


à Alger, Bernard Kuster (1er plan à droite), président de l'ADFE et nos amis de Tizi Ouzou et d'Alger

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Visite au Mali, du 30 mars au 1er avril 2007

Je me suis rendue  au Mali du samedi 31 mars au dimanche 1er avril.
« Douce » température oscillant entre 38° le soir et 45° dans la journée ! 

Accueil à l’aéroport de Bamako par Patrice DEJUMNE, Premier Conseiller à l’Ambassade de France et par Marie-Hélène BEYE, Conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger.
Dimanche matin, deux entretiens : l’un avec Jean-Claude PIET, Chef du service de Coopération et d’Action culturelle, l’autre avec Michel REVEYRAND de MENTHON, Ambassadeur de France.
Nous avons pu aborder les questions relatives à l’aide publique au développement de l’Afrique en général, et du Mali en particulier. 

A 13h00 : déjeuner organisé par la Section de Bamako réunissant les sept membres du Comité de campagne. Ambiance stimulante grâce à la qualité des membres de ce comité, tous motivés et sachant aborder des problèmes très précis. 

A 17h00 : réunion-débat dans le jardin d’Annie VITAL, une de nos plus anciennes militantes, très active pour mobiliser nos militants et sympathisants.
Une centaine de personnes était présente. J’ai souligné les points forts des engagements de Ségolène ROYAL envers les Français de l’étranger. Les questions qui ont été posées, les remarques et suggestions qui ont été avancées par les participants révèlent une réelle conscience politique et un souci constant d’agir pour qu’à l’étranger, comme en France, les Français de l’étranger se sentent véritablement des Français à part entière.
Service public à l’étranger - Couverture sociale – Avenir des centres médico-sociaux – Coût de la scolarité à l’étranger - Scolarisation des enfants en difficulté hors établissements du réseau – Migration  – Discrimination – Nouvelle conception de l’aide au développement ont été les thèmes dominants. 

La rencontre de Bamako s’est achevée à 20 heures passées par un sympathique cocktail. 

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Ryad, 24 mars 2007

Le 24 mars 2007 l'ADFE Riyad a organisé une soirée suivie d'un cocktail en mon honneur lors de mon passage en Arabie Saoudite

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Athènes, 21 mars 2007

Le 21 mars 2007, lors de mon passage à Athènes où j'animais une réunion politique à l'occasion des élections présidentielles

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Visite à Berlin, du lundi 5 au jeudi 8 mars 2007

Lundi 5

Arrivée de Monique Cerisier ben Guiga vers 15h avec François Nicoullaud, Secrétaire Général de l’ADFE, à Berlin Tegel. Accueillis par Philippe Loiseau, président ADFE-FdM Berlin-Brandebourg. Tous accueillent un peu plus tard ainsi que M. Claude Martin, Ambassadeur de France en Allemagne, Ségolène Royal et la délégation officielle.

La réunion publique de la candidate socialiste a lieu à l’hôtel Berlin à 19h15. Salle comble : plus de 700 personnes selon le service d’ordre et de sécurité. Outre la bonne ambiance qui règne, on remarque toutes tranches d’âges représentées, de nombreux jeunes, une centaine de journalistes français et étrangers, d’une dizaine de chaînes de TV, la présence d’élus AFE (dont Claude Chapat et JJ. Rateau du PRG), d’Elisabeth Guigou et de Jean-Louis Bianco, anciens ministres, de Pierre Yves Le Borgn’, Secrétaire de FFE-PS. Les sections PS de Berlin avec Huguette Meixner et la section ADFE largement représentées.


En soirée, après la conférence de presse, buffet avec les 2 sections et discussion avec Pierre Yves Le Borgn’.

Mardi 6

Visite du consulat avec François Nicoullaud et Philippe Loiseau. Rencontre de M. Bernard Bourges, Chef de la section consulaire, visite de Mme May Granier, consule adjointe, et du service des passeports

13h30-1500 déjeuner de travail avec l’équipe du service culturel de l’ambassade, le conseiller culturel Mme Colleu Dumond, M. Aubert, adjoint, M. Rabault attaché culturel aux questions scolaires, M. Bourges Chef de la section consulaire, Mme Rocchietti secrétaire générale, Mme Magère Proviseure du Lycée français, François Nicoullaud, Claude Chapat.

15h30-17h30

Visite d’une école publique européenne berlinoise « Arkonaplatz » (Berlin-Mitte), avec le Chef de la section consulaire, C. Chapat et M. Rabault, 3 classes (maternelles, CE1) bilingues existent dans cette école grâce à l’engagement de parents binationaux et grâce aux pépinières que constituent les 10 jardins d’enfants franco-allemands de Berlin.

Deux classes bilingues de CP fonctionnent depuis 2 ans. L’année 2006-2007 a marqué le début de fonctionnement de la grande section. La « classe »“ finit après le repas, l’après-midi fait halte-garderie avec des éducateurs des deux nationalités
Réunion avec la directrice allemande, Mme Grosse, éducateurs et enseignants français dont M. Champagnat, parents français, représentants des Jardins d’enfants franco-allemands de Berlin, et les responsables associatifs : Myriam Müller directrice association « Initiale », Tatjana Launay.
Initiale a obtenu une subvention FLAM.

Plusieurs thèmes sont abordés lors de cette réunion :

Quel bilan après 2 ans de fonctionnement, quels problèmes se posent, qu’attendent les parents comme soutien des pouvoirs publics...?
Attachement d’Initiale à l’enseignement public, d’où une politique de recherche d’écoles allemandes pour les sections secondaires bilingues qui seront nécessaires dans 4 ans !
Information sur la structure, les approches pédagogiques, le cadre interculturel, les moyens logistiques, la situation des enseignants par rapport à la mairie de Berlin (employeur), soutiens nécessaires, la comparaison des modèles français et allemands

18h20 à19h10 : Rencontre et discussion avec des salariés d’organisations franco-allemandes à l’Akademie der Künste Pariserplatz.

Repas spontané avec quelques amis et jeunes camarades des sections PS et ADFE

Mercredi 7

Matin : CONSULAT / AMBASSADE

9h15 : ambassade, visite des services consulaires avec M. Bourges, Chef de la section consulaire.

Accueil et service des pensions militaires (une personne), service des passeports, CNI, élections (quatre personnes, et un stagiaire). Les permanences consulaires - régulières mais pas forcément fréquentes - sont utiles et appréciées par les Français éloignés (Hambourg, Kiel, Breme, Lübeck, Hannovre, Braunschweig, Osnabrück, Göttingen, Dresde, Leipzig, Erfurt, Rostock), mais elles sont bien entendu coûteuses et constituent une importante surcharge de travail pour les agents consulaires. Pas de mise en réseau informatique possible lors des déplacements hors consulats d’influence.

10h30 : réunion des Services consulaires avec M. Bourges, Chef de la section consulaire, Mmes Granier et Somme consule adjointe et vice-consule, M. Jean Martin (service élections), Mme. Schöpe (CCPEFP), Mme. Robert (état-civil), Claude Chapat AFE et Philippe Loiseau ADFE Berlin.
Tour d’horizon des questions par thèmes : de grosses difficultés avec la gestion informatique de l’état-civil, des incohérences juridiques ou des directives administratives inadaptées, Pour les listes électorales consulaires, des différences notoires entre les radiations opérées par le poste et les réponses de l’INSEE vont aboutir à des situations contentieuses lors du 1er tour des présidentielles. Impossibilité matérielle d’effectuer un nouveau pointage nominal pour informer les électeurs radiés par l’INSEE ou au contraire maintenus sur la liste électorale consulaire.

11h30 entretien individuel avec M. l’Ambassadeur Claude Martin. 

13h-14h45 : repas avec M. Bourges, Chef de la section consulaire, Chef de section consulaire, May Granier, Consule-adjointe, responsable du Service état-civil pour toute l’Allemagne, Laetitia Somme, vice-Consule, Claude Chapat, Annie Sauvat (ADFE commission administrative consulaire) et Philippe Loiseau 
 

Après-midi : INSTITUT CULTUREL, quartier du Kurfürstendamm (Ex Berlin Ouest)

14h45  rendez-vous avec le Conseiller culturel, Directrice de l’Institut : Mme Colleu-Dumond. M. Aubert adjoint, Mme Rocchietti secrétaire générale à l’ambassade. Exposé de Mme. Colleu Dumond sur les actions et politiques du service culturel qui gère une enveloppe annuelle de 5 millions d’euros. 

16h00 rapide entretien avec des représentants du personnel enseignant de l’Institut.
Puis nouvel entretien avec Mme Colleu-Dumond, Mme Rochietti et le Directeur adjoint : M.Jean-Claude Crespy.
Visite des locaux : médiathèque, galerie, administration, bureaux de la musique, du théâtre, du cinéma.

17h25-17h50, rencontre avec les parents d’élèves du Lycée Mme Kleitz, M. Dr. Schneider

18h30, arrivée au lycée français, accueil par Mme. Magère, proviseure et Mme. Dirrenberger, adjointe, nouvellement arrivée.

19h réunion publique ADFE avec une quarantaine de personnes. Conférence de Monique Cerisier ben Guiga sur le thème « Les enjeux de l’élection présidentielle » suivie d’un verre de l’amitié  

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Notes de voyage en Amérique andine
du 17 au 28 janvier 2007

Intro 

Dans cette région du monde, les communautés françaises sont établies de longue date. Chaque période de l’histoire, depuis la fin du XIXème siècle, y a déposé sa strate de Français, qui se sont intégrés, d’où la forte proportion de binationaux. Les crises contemporaines réduisent le nombre d’arrivées : moins de 5000 inscrits à Caracas (baisse), 3000 à Bogota, 1500 à Quito. Il y a tout de même de nouveaux venus : le club des jeunes entrepreneurs français de Caracas compte plusieurs dizaines de membres. 

Voici les programmes de mes visites aux communautés française de  

Ainsi que quatre notes de voyage sur : 

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Voyage à New York, 10 au 15 octobre 2006

A l’occasion de mon bref séjour privé à New York, j’ai pu participer à la réunion de la section PS, rencontrer le proviseur du Lycée français, rendre visite au Consul général et à ses adjoints, faire la connaissance des initiatrices de « Education Française à New York » (EFNY) qui a ouvert les premiers programmes FLAM à la rentrée 2006, et enfin assister à la conférence donnée par Plantu à l’invitation de l’ADFE.

EFNY (Education française à New-York) –groupe FLAM

Florence NASH et son équipe, femmes super actives et bénévoles, mettent au point des solutions complémentaires aux écoles françaises implantées à Manhattan et adaptées à la demande des familles. Avec plus de 1300 élèves à la rentrée 2006, le lycée Français a atteint le maximum de ses capacités actuelles d’accueil. Le lyceum Kennedy est dans la même situation. Les tarifs du Lycée français sont dissuasifs pour la majorité des familles et le bénéfice des bourses reste trop aléatoire. Des familles ont dû retirer leurs enfants en cours de scolarité et d’autres s’endettent.

EFNY a donc organisé, pour cette rentrée scolaire, trois programmes FLAM. J’ai visité celui de Brooklyn à l’école publique PS 38 avec Christophe Monnier, conseiller à l’AFE et Théo Chino, membre du bureau national de l’ADFE-Français du Monde. Les coordinatrices de ces programmes sont Catherine Poisson, mère d’élève et Marie-Powel Thomas, américaine parfaitement francophone qui soutient efficacement le programme auprès des services scolaires de Brooklyn. 45 enfants répartis en 3 groupes d’âge et de niveaux de langue bénéficient de six heures de Français hebdomadaires réparties sur deux après-midi.

Après un mois de fréquentation, l’attitude des enfants envers le français a déjà changé. Les parents rencontrés constatent que leurs enfants parlent plus volontiers français, leur répondent en français. Ceux qui ont des enfants adolescents pour lesquels ils n’ont bénéficié d’aucun appui pour la pratique du Français m’ont exprimé leur satisfaction de voir les cadets consolider leur français dans une structure appropriée.

Au-delà des groupes FLAM, il faudrait rapidement organiser la mise en place de classes bilingues primaires dans les écoles publiques partenaires, puis dans une autre étape, il faudra des classes bilingues dans des établissements secondaires. Cela permettrait à des élèves désireux de passer le bac français pour faire leurs études supérieures en France d’intégrer le Lycée français en seconde. Une scolarité complète au Lycée français est hors de portée financière pour la majorité des familles. Trois ans de second cycle, avec des bourses de l’Etat et de l’établissement seraient utiles pour eux, pour l’établissement et pour l’enseignement supérieur français.

L’ampleur de la demande (500 familles ont déjà contacté EFNY) et la difficulté des problèmes à résoudre supposent un réel appui des services diplomatiques. L’enjeu est de taille : à New York, plusieurs milliers d’enfants français nés de familles pluri-nationales perdront entre 5 et 11 ans l’usage du français, comme la majorité de leurs aînés, si ces projets ne sont pas réalisés. Au-delà, ce sont les francophones, très nombreux, Haïtiens, Maghrébins, Libanais, Africains de l’Ouest, qui sont concernés. Apprendre le français à ceux qui l’ignorent complètement, c’est bien. Agir pour que les enfants qui le reçoivent en famille ne le perdent pas dès qu’ils sont scolarisés, c’est encore plus efficace. Loin des discours, la francophonie passe par des actions inventives et généreuses comme celles de EFNY.

La conférence de Plantu

Cliquez pour une image plus grandePlantu a offert aux membres de l’ADFE de New York une magnifique leçon d’engagement politique.
Tout d’abord, Plantu a accepté d’offrir son temps à une association. Le fait mérite d’être salué. Puis, il nous a expliqué comment il travaillait, toujours dans l’urgence du bouclage quotidien du Monde. Le stylo-feutre à la main, il nous a fait comprendre la genèse intellectuelle et graphique de chaque dessin. C’est un homme qui pense en images. Le trait vif et sûr de son dessin correspond à son intelligence acérée, à sa lucidité dans l’analyse des faits politiques. L’économie de moyens est la règle, et suppose une adéquation absolue entre l’idée et l’image. Les contraintes tels que le politiquement correct, la volonté de ne pas s’acharner sur une personnalité, le risque de procès, sont vécus par Plantu comme des incitations à l’inventivité plus que comme des entraves. Cette conférence, à la fois orale et graphique, était éblouissante de finesse et de talent.

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Voyage à Montréal, du 6 au 10 octobre 2006

La section PS de Montréal m’avait invitée à participer à la coordination PS d’Amérique du Nord qu’elle organisait les 7 et 8 octobre 2006.
J’ai eu le plaisir d’y retrouver d’anciens militants et de très nouveaux adhérents. Ottawa, New York, Washington avaient envoyé plusieurs participants dont Christophe Monier et Corinne Narassiguin, membres du bureau fédéral. Même une adhérente isolée du Missouri s’était déplacée. Brigitte Sauvage, Conseillère de Montréal à l’AFE du Canada, a participé aux travaux, de même que Théo Chino, de New York, membre du bureau national de l’ADFE-Français du Monde.
Malik Dussaut, secrétaire de la section de Montréal et toute son équipe, avaient réalisé un excellent travail d’organisation. Bravo.
La première matinée a été consacrée aux questions d’immigration. Renaud Arnaud, président du Groupe de réflexion et d’initiative des immigrants diplômés à l’étranger (GRIIDE), et Yves Alavo, conseiller en affaires interculturelles à la marie de Montréal, ont exposé la situation au Québec. J’ai dressé le tableau de la situation en France.
Si la politique de stigmatisation et de répression des étrangers menée par le gouvernement UMP rend l’intégration des migrants difficile en France, la politique d’encouragements à l’immigration du Québec n’est pas exempte de contradictions. Les prérogatives des ordres professionnels pour la reconnaissance des diplômes étrangers rendent difficile l’insertion professionnelle des étrangers très qualifiés dont le gouvernement organise la venue. Le site Internet du GRIIDE est à consulter : http://www.griide.info/.

Samedi 7 octobre après-midi, Yves Attou, venu de Paris, a animé un stage de formation puis nous avons visité Montréal avec une guide qui nous a montré les modalités d’insertion et de coexistence des vagues migratoires successives.

La séance du dimanche matin 8 octobre nous a permis de mettre en commun et de confronter nos méthodes d’action politique auprès des Français établis en Amérique du Nord.

Lundi 9 octobre, le brunch offert par l’ADFE-Français du Monde a été l’occasion d’un débat sur les enjeux de l’élection présidentielle de 2007.

Mardi matin 10 octobre, j’ai visité l’Agence montréalaise pour l’emploi et le consulat. La contradiction entre la politique d’attraction de migrants hautement qualifiés et les blocages à leur insertion professionnelle a été au centre des entretiens. La moitié de immigrants français travaillent dans des secteurs où les professions sont régies par des ordres, comme les professions médicales en France. Il faut donc faire valider son diplôme étranger par l’ordre professionnel pour avoir le droit d’exercer. La deuxième étape consiste à faire reconnaître son diplôme par l’employeur. Par ailleurs, une expérience de travail au Québec est exigée pour que la qualification professionnelle soit pleinement reconnue. Le site du GRIIDE, cité ci-dessus, et celui de l’AMPE (http://www.ampe.ca/) donnent des informations détaillées, par professions, sur ces obstacles.
Pour l’insertion professionnelle des immigrants français et francophones, l’AMPE s’occupe surtout des contacts avec les milieux politiques et économiques québécois et offre des formations à la recherche d’emploi. L’ANAEM (ex OMI) fait du placement.

Voici d’autres sites utiles :
L’association Francogénie qui réunit à Montréal les ingénieurs français : http://www.francogenie.com/
Le site de Metropolis : (forum international de recherche sur les politiques publiques sur les migrations) : http://www.international.metropolis.net/
Et cliquez ici pour de détails sur les ordres professionnels et des métiers réglementés au Québec.

Enfin, j’ai terminé mon séjour à Montréal par une visite du consulat. De nombreux Français patientaient dans la salle d’attente en fin de matinée. Ils sont une centaine à venir chaque jour. Le consulat fonctionne bien mais il me semble qu’il faudrait organiser une prise de rendez-vous, comme c’est le cas au service des visas, afin d’éviter aux compatriotes de prendre une matinée à chaque fois qu’ils ont une démarche à effectuer ?

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Voyage à Alger – septembre 2006

Répondant à l’invitation de Max Chassegué, coordonnateur des sections ADFE d’Algérie, de Fwad Hasnaoui, conseiller à l’AFE, et de Bernard Kuster, président de la section d’Alger, je me suis rendue à Alger du 12 au 15 septembre pour participer à la coordination ADFE du 14 septembre et afin de prendre connaissance des évolutions de notre communauté française ainsi que du dispositif consulaire et d’action culturelle.

La coordination ADFE rassemblait la section d’Alger, organisatrice, celles d’Oran, d’Annaba, de Constantine, de Sétif et de la toute nouvelle section de Bejaia.
Chacune s’efforce de répondre à la demande d’aide des compatriotes dans leurs démarches administratives. Pour appuyer les responsables des sections, la coordination devra rassembler les informations les plus fréquemment demandées et aider à leur diffusion.
Les sections sont très mobilisées sur le fonctionnement des Espaces culturels francophones, nom générique donné par l’ADFE en Algérie à tous les groupes FLAM, qui répondent bien à l’attente des familles françaises et francophones : celui de Sétif fait sa première rentrée avec 200 inscrits. Les conditions de vie dans certaines villes continuent à rendre les activités conviviales difficiles à organiser.

Le consulat de France à Alger

Le service aux Français
Pour administrer 30 000 Français inscrits, le consulat ne dispose que d’une vingtaine d’agents. Un des deux sas d’entrée ne fonctionne pas. Il n’y a pas de salle d’attente pour le public. Dans de telles conditions, il faut une mobilisation exceptionnelle du consul général et de toute son équipe pour que plus de 2600 passeports et de 300 cartes d’identité aient pu être délivrés au cours des huit derniers mois. En août, 5687 Français ont été reçus, avec des pointes à plus de 300 par jour.

Ces conditions de fonctionnement sont exténuantes pour les agents et frustrantes pour les Français : humiliation d’avoir à expliquer les raisons de sa venue au consulat à l’interphone, dans la rue, ou bien à l’agent de sécurité dans le sas. Depuis plusieurs mois, une salle d’attente pour 90 personnes et des bureaux destinés à l’accueil des Français pourraient être installés si les crédits affectés n’étaient pas bloqués par le contrôleur financier !

Des tâches imposées et improductives
A ces difficultés s’ajoutent actuellement le travail administratif improductif lié à l’impossibilité juridique, pour le consulat, de rejeter lui-même les demandes de réintégration dans la nationalité française. Elles sont irrecevables puisque le demandeur ne réside pas en France. Mais le rejet ne peut être prononcé que par le ministre des Affaires sociales ! 4 personnes sont occupées à transmettre des refus et 27 000 demandes nouvelles, qu’il faudrait transmettre en France, sont en attente !

Le contrôle de la validité des mariages
Quand les auditions pour le contrôle préalable de la validité des mariages célébrés à l’étranger s’ajouteront aux charges actuelles, on ne voit pas comment le consulat fonctionnera dans les locaux actuels et avec aussi peu d’agents. Le plus difficile est attendu lors de la réouverture du consulat d’Oran : le consulat d’Alger devra transférer plus d’agents que de charge de travail.

La délivrance des visas
La situation est meilleure du côté des visas : 75 agents pour 200 000 demandes annuelles. La prise de rendez-vous téléphonique supprime les files d’attente. Mais le 13 septembre l’équipe du service des visas étudiants avait encore environ 900 dossiers à examiner car la France n’anticipe pas encore, même de façon conditionnelle, les résultats du bac. Nombre d’étudiants arriveront en France plusieurs semaines après la rentrée universitaire.

Révolte
Face à une situation telle que celle du consulat d’Alger, j’ai ressenti de la révolte : l’État n’a pas le droit de placer ses agents et ses citoyens dans un tel piège : quoi que les uns et les autres fassent, l’insatisfaction, la déception, le surmenage guettent, pour des raisons structurelles, indépendantes de la qualité des personnes, de la bonne volonté et de la patience de tous. Et malheureusement, Alger n’est pas un cas isolé. Il arrivera un moment où le fonctionnement en flux tendu dans les consulats découragera les vocations et les candidatures. Cela m’a été confirmé ultérieurement par les représentants du personnel du ministère de Affaires étrangères à Nantes qui témoignent de l’aspiration à revenir travailler en France.

Le dispositif d’action culturelle

Les étudiants algériens
Je me suis particulièrement intéressée au Centre pour les études en France (CEF). Le dispositif rencontre du succès puisque 10 774 étudiants ont payé un droit de 15 euros pour accéder aux services du CEF en 2005-2006. A cela s’ajoutent le coût du test de Français (de 45 à 70 euros) et celui de l’entretien (25 euros). Il est trop tôt pour évaluer ce système, onéreux pour les étudiants, mais qui leur offre un service qu’ils apprécient majoritairement. Le résultat actuellement perceptible est de faire baisser la demande de visas mais d’augmenter le taux de délivrance qui passerait de 40% en 2005 à 50%°ou 60% en 2006.

La coopération
La coopération repose sur une équipe très réduite d’environ six responsables de secteur dont le conseiller culturel. Les priorités sont l’enseignement du Français, l’appui à l’enseignement supérieur et à la recherche, et la coopération institutionnelle. Mais les crédits réellement disponibles sont diminués de 2,5 M€ sur les 12,7 M€ de 2005.

SCAC - AFD
Il ne m’est pas possible, au terme d’une si courte visite, de juger des conséquences du transfert en cours à l’Agence Française de Développement des secteurs de la formation professionnelle, du secteur éducatif et du secteur de la santé.

Le lycée Alexandre Dumas

J’y ai rencontré l’équipe de direction, les représentants des parents d’élèves et quelques enseignants venus à la réunion publique organisée par l’ADFE. Cet établissement ouvert en 2002-2003 dans des locaux rénovés, accueille aujourd’hui près de 700 élèves, admis sur test de niveau. 23 enseignants titulaires français et 32 recrutés locaux algériens (payés environ 300 € par mois !) doivent conduire au niveau du bac, en trois ans, des élèves dont le parcours scolaire antérieur est très hétérogène. Environ 80% des élèves sont algériens, et 20% binationaux.

Le lycée ouvrira progressivement un 1er cycle dans les deux ou trois ans à venir. Toutefois, le problème de la scolarisation des enfants français et binationaux reste entier et ne trouvera de solution satisfaisante que si les relations bilatérales s’améliorent.

Le mot de la fin
Cette visite trop rapide et centrée sur la communauté française ne me permet pas de juger sérieusement de l’évolution de l’Algérie et des relations franco-algériennes. Les villes sont sécurisées, mais le terrorisme sévit encore dans les provinces et ne semble pas pouvoir être réduit à un niveau inférieur. Pour ma part, je crains que les ravages de l’économie de rente fondée sur le pétrole et le gaz ne continuent à nuire à l’émergence d’une société algérienne productive et démocratique. Les jeunes chômeurs algériens « tiennent les murs » des immeubles d’habitation que construisent des travailleurs chinois, au lieu de gagner leur vie et leur indépendance en les construisant eux-mêmes. Le système de dépendance envers l’État qui ruine l’esprit d’entreprise et la citoyenneté perdure. Que deviendront les 50 millions d’Algériens de l’après pétrole si rien ne change ?

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