Notes de voyage en Amérique andine
du 17 au 28 janvier 2007

Les ONG

A Bogota et à Quito, j’ai rencontré les responsables de quelques unes des ONG françaises qui s’investissent dans les œuvres sociales et pour la défense des Droits de l’Homme. Leur action est admirable et mériterait d’être mieux connue et plus soutenue. 

En voici quelques exemples : 

A Bogota  

La Croix-Rouge Française est présentée depuis 15 ans. Elle organise le retour des services de santé dans les zones de conflit armé. Elle apporte son secours aux personnes déplacées (soit 3 ou 4 millions de Colombiens) 

Médecins sans Frontières présent depuis 1985, poursuit les mêmes objectifs en faveur des personnes déplacées et du retour des centres de santé publique dans les zones de combats. MSF est confronté au meurtre de soignants et à des enlèvements de médecins. 

Les Brigades de la Paix assurent l’accompagnement physique des défenseurs des Droits de l’homme et leur procure un appui politique international. 32 volontaires répartis en quatre équipes accomplissent ainsi des missions de 18 mois pour sécuriser l’action de 15 organisations colombiennes et d’avocats. 

Le droit de marcher. La Colombie a besoin de 1800 prothèses de membres inférieurs dont 600 pour des victimes de mines anti-personnelles. La Fondation vise à fabriquer des prothèses localement et à créer un centre de formation pour tous les intervenants sur les amputations. 

La Fondation Kangourou, animée par le Dr Nathalie Charpak, développe à partir de la Colombie,  en direction de tous les pays avec lesquels une coopération se met en place, une technique destinée aux enfants nés prématurés ou de très petit poids de naissance. Le principe de base est de placer l’enfant contre la mère, peau contre peau, de former les parents et les soignants afin que ces enfants survivent avec les meilleures chances possibles de développement physique et cérébral. (lien : http://kangaroo.javeriana.edu.co

Solicaridad Fuenza de la Pequeno : l’association sert 300 repas par jour, s’occupe d’une trentaine d’enfants et d’handicapés mentaux. En outre, un programme pour des adolescentes et des femmes vise à les aider à surmonter les inégalités et les injustices dont elles sont l’objet en raison de leur sexe. 

A Quito j’ai passé plusieurs heures au centre San Juan de Jérusalem consacré aux soins aux enfants infirmes cérébraux moteurs que notre compatriote Patrick Gentet anime depuis 18 ans. L’action du centre ne se limite pas à la rééducation motrice. Les parents – souvent très défavorisés – sont soutenus moralement, et tout est fait pour que les enfants s’insèrent dans le système scolaire équatorien (lien : www.sanjuandejerusalen.org). Cette œuvre est financée par l’ordre de Malte et aidée par une association de Saint-Nazaire.
J’ai assisté à ses funérailles et apporté le témoignage de sympathie de la France aux côtés de notre ambassadeur. Lors de cette cérémonie, j’ai partagé l’émoi et la mobilisation des femmes, venues très nombreuses. (lire le CR de Florence Baillon

L’Equateur vit un grand moment d’espérance que les compatriotes que j’ai rencontrés partagent. Ici aussi, l’écart énorme des revenus entre les déshérités – indiens dans leur majorité – et les très riches, la corruption générale, l’instabilité politique, doivent être jugulés pour que les réels atouts de ce pays puissent déboucher sur le progrès social et économique.

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