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Visite à Quito- 24 / 27 janvier 2007
Mercredi 24 janvier
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Entrevue avec un journaliste de El Universo, premier
quotidien de Guayaquil concernant la place des femmes dans le monde
politique tant en France qu´en Equateur.
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Entrevue avec une journaliste de
Hoy, journal national
d´information générale, à propos de la candidature de Ségolène
Royal.
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Dîner prévu avec des acteurs francophones de la vie politique et
économique équatorienne, annulé en raison du décès prématuré de
Guadalupe Larriva, Ministre de la Défense du gouvernement Correa,
militante du Parti Socialiste Equatorien depuis 35 ans, dirigeante
syndicale des enseignants, Présidente du Parti Socialiste Equatorien.
Jeudi 25 janvier
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Entrevue avec un journaliste de El Comercio, premier
quotidien de diffusion nationale, autour de la candidature de
Ségolène Royal.
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Cérémonie officielle pour les obsèques de Guadalupe Larriva au
Circulo Militar, en présence du Président Correa et de son
gouvernement au complet, du Parti Socialiste Equatorien, de
représentants d´organisations progressistes sympathisantes
(mouvements féministes, organisations indiennes et paysannes, etc…),
d´amis, de dignitaires étrangers, des Forces Armées, ….
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Dialogue avec Jean-Yves Gautier-Bret, proviseur du lycée
français de Quito, La Condamine.
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Visite du Centre IRD avec son représentant en Equateur, Bernard
Francou. Le centre possède un centre de documentation et les
chercheurs sont invités à travailler avec les institutions
partenaires, obligatoirement équatoriennes. Une dizaine de projets
sont en cours (la biodiversité, les glaciers, les volcans, les
séismes, etc…), une aide significative pour les jeune docteurs
équatoriens de retour dans leur pays pour qu´ils constituent leur
propre équipe, un café scientifique en projet en collaboration avec
la Direction culturelle de l´AF, des interventions au lycée avec
séjour sur place, et création de JEAI (Jovenes Equipos al IRD).
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Débat à l´Universidad Andina Simón Bolivar (université de
troisième cycle créée par le Parlement Andin). Thème: « Loi des
quotas (de femmes) : réalité ou utopie ? ».
Présentation de l´ADFE et de Monique Cerisier par Florence Baillon.
Présentation du débat par Marco Romero, Directeur du Département de
Sciences Sociales de l´Université.
Modérateur: Ramiro Avila, jeune enseignant de l´université, associé
au Programme Andin des Droits de l´Homme.
Chacun des intervenants a souhaité rendre hommage à Guadalupe avant
son intervention.
Sont
intervenus :
Monique Cerisier
Rocío
Rosero : Présidente du Conamu (Conseil National des Femmes) chargé
de faire appliquer les lois en faveur des femmes; analyse des
chiffres de la représentation des femmes candidates et/ou élues.
Silvia Vega: Universitaire spécialisée sur les relations entre
femmes et politique. Elle s´est livrée à une brillante analyse sur
les avancées et limites des lois en faveur des femmes dans le monde
politique équatorien.
Carlos Larrea : Enseignant du Département de Sciences Sociales; il a
procédé à l´analyse du vote des femmes lors de la dernière élection
présidentielle en Equateur.
Vendredi 26 janvier
Rencontre
avec les professeurs français de l´Alliance Française.
Informations générales: L´anglais est la première langue vivante
étrangère en Equateur; il existe par ailleurs 7 établissements
scolaires qui proposent le français, malgré le peu d´efforts
affichés du Ministère de l´Education. De plus, l´assistant de
l´attachée linguistique, donne des cours à l´Université Centrale
dans le cadre des cours extérieurs.
Le
public de l´AF est plutôt jeune (collégiens, lycéens et étudiants),
attiré par les perspectives professionnelles et les bénéfices
personnelles de l´apprentissage du français.
Le
français sur objectifs spécifiques (français du tourisme, des
affaires) n´a pas trouvé de public et a été abandonné après 2 ans.
L´AF
propose une formation des enseignants de français pour les
institutions équatoriennes (collèges, lycées, universités).
L´AF
envoie chaque année 3 ou 4 assistants de langue équatoriens en
France.
En
Equateur, aucune filière ne prépare à la profession de professeur de
français, d´ou une préoccupation pour la relève.
A
l´AF, travaillent 38 professeurs : 25 en CDI locaux, 5 français dans
le cadre des Echanges Interculturels (contrat d´un an) et 8 en
contrat horaires.
Les
effectifs dans les classes sont élevés, vingt élèves en moyenne.
Formation horizontale interne tous les vendredis matin sous forme
d´échanges d´expériences, en particulier sur la nouvelle méthode.
Les
enseignants trouvent le coût de la CFE trop élevé; ils bénéficient
de l´assurance maladie privée de l´AF qui couvre les frais à 75%.
Ils
évoquent l´allocation chômage à laquelle ils n´auront pas droit à
leur retour en France.
Ils
questionnent Monique et l´Ambassadeur sur la reconnaissance des
années travaillées au moment du retour en France, puisque les
accords de réciprocité n´existent pas entre les deux pays, ni les
conventions entre sécurité sociale.
Ceux
qui sont en contrat horaires auront-ils une retraite ?
Monique éclaircit certains points : les allocations sont sujettes à
la cotisation / la formation FLE est insuffisante et non reconnue
par la Fonction Publique / les crédits de l´Action Culturelle
diminuent régulièrement d´ou un déphasage entre le discours en
faveur de la Francophonie et l´effort financier / l´intérêt de se
mettre en relation avec les groupes en France qui se battent pour
une amélioration du statut des professeurs FLE.
Visite du lycée français La Condamine :
Rencontre avec les enseignants de primaire (75% de recrutés
locaux, 29 profs dont 13 titulaires)
Monique explique que le salaire des résidents incombe presque dans
sa totalité au lycée, c´est-à-dire aux parents ; de même l´ISVL dont
le niveau est fixé par l´Etat, mais payé par les parents. Le risque
à terme est que l´influence des parents dans les établissements
devienne ingérable.
Les
sénateurs socialistes ont demandé une baisse de 50% de la pension
sur 5 ans avec une cotutelle du MAE et du Ministère de l´Education
Nationale qui payerait ses fonctionnaires. Dans l´actualité, le MEN
apporte un support pédagogique : partenariat avec l´Académie. A ce
propos, Conchita Gizon, directrice du primaire, signale que les
stagiaires français ne viennent plus au lycée, compte tenu des
restrictions du temps de formation en France. Monique indique que
ceci ne constitue pas une mesure officielle, mais plutot une
décision isolée de l´Académie et qu´il faudra lui adresser une
lettre.
De
1997 à 2002, les crédits pour les bourses scolaires ont augmenté
mais l´écolage aussi de 10 % annuel, donc l´augmentation des crédits
est simultanée avec l´augmentation des pensions, or il y a 1000
enfants français ou binationaux de plus dans le réseau chaque année.
Concernant les points de charge pour les universités locales,
Monique dit qu´il faut insister auprès de la commission de bourses
locale.
Aux
collègues qui souhaitent connaître leur situation pour la retraite,
Monique annonce qu´il faut demander le relevé de carrière à sa
dernière Caisse de Sécurité Sociale.
Elle
considère que le lycée doit inciter les enseignants français non
titulaires à présenter le concours interne de l´IUFM, considérant le
blocage de l´Education nationale concernant la reconnaissance des
acquis et la suppression des postes de maîtres auxiliaires. Les
enseignants et la directrice indiquent que malgré des conditions
d´accès changeantes, le lycée présente régulièrement de nouveaux
collègues au concours, qui d´ailleurs se sentent soutenus par
l´établissement.
Rencontre avec les enseignants de secondaire:
Monique indique que la prime annuelle de retraite a été intégrée à
l´ISVL résident.
Une
enseignante explique que la cotisation à la CNAV constitue un tiers
de son salaire. Monique annonce que les sénateurs socialistes se
battent pour l´ouverture d´une 4ème catégorie à la CFE
(1/4 de la cotisation à payer au lieu d´1/3 actuel) avec
l´augmentation de la part de l´Etat.
Les
enseignants demandent s´il serait possible de distinguer le couple
de l´indivdu pour ce qui concerne les cotisations
Les
recrutés locaux se plaignent qu´ils ne sont pas couverts lors de
leurs voyages en France.
Monique précise que les normes générales fixées par l´AEFE sont
appliquées en fonction du droit local ; cependant une circulaire sur
les conditions existe et en cas de manquement à la règle, il faut en
référer à l´AEFE.
Les
enseignants se plaignent d´une vie interne difficile, d´une fausse
transparence de la part de l´administration, de tracasseries
quotidiennes, d´une absence de dymanique pédagogique dans le
secondaire, d´un blocage des projets pédagogiques par l´adminsitration
et par conséquence d´une absence de motivation.
L´affaire du recours administratif est évoquée. Monique convient que
l´on utilise un vide juridique dans les lycées français et que le
rôle du Conseiller Culturel, dans ces cas-là, est problématique.
Elle recommande de saisir le service juridique de l´AEFE et rappelle
que les chiffres prouvent qu´il y a davantage de redoublements dans
les lycées français de l´étranger, comme s´il existait une
crispation du corps enseignant en plus d´un objectif de 100% de
réussite au baccalauréat.
La
section SNES a été dissoute à cause de conflits personnels, d´autant
que ses membres considèrent qu´ils sont « saqués » par
l´adminsitration ; puisque l´AEFE n´a pas constitué un recours dans
ce cas particulier, ils ont saisi l´adminsitration centrale.
Concernant le fonctionnement de l´établissement, les enseignants
s´interrogent sur le bien-fondé du Conseil d´Etablissement puisque
c´est le Conseil d´Administration qui prend les décisions finales.
Ils se demandent pourquoi il n´y a ni représentants enseignants ni
représentants parents d´élèves au Conseil d´Administration.
Ils
doutent de la pérennité des options en secondaire et s´interrogent
sur la rare fréquence des inspections (à la différence du primaire
qui en a trop).
Réunion avec William Stock, Président de la Fondation La Condamine
et Jean-Yves Gautier-Bret
A
propos du Conseil d´Administration, il se compose de 7 membres : le
Conseiller Culturel, la Consule, un Français non parent d´élève
désigné par l´Ambassadeur, un Francophone non parent d´élève désigné
par l´Ambassadeur (Stock), 2 Délégués du Gouvernement Equatorien et
un ex-parent d´élève. Monique demande que l´on envisage l´entrée au
Conseil d´Administration de 2 représentants enseignants (primaire,
secondaire) et 2 représentants de parents d´élèves (idem), en
réfléchissant précédemment s´ils ont le droit de voter ou seulement
une voix consultative. Ce changement n´entraînerait pas
nécessairement un arrangement administratif.
Répartition dans le lycée : 70% d´Equatoriens, 25% de Français et
binationaux dont 5% Français et 5% de nationalités tiers qui
regroupent 34 nationalités.
Monique demande à ce que l´on soit attentif au contenu juridique des
contrats locaux et que l´on incite les collègues français à passer
le concours interne, pour éviter de se retrouver au RMI au retour en
France (les recrutés locaux sont une petite dizaine). Elle insiste
sur la nécessité de donner une adaptabilité aux statuts de la
Fondation, sans négliger la sécurité juridique.
Visite de l´établissement : la partie du primaire avec un
chantier prévu pour le théâtre (380 personnes y entrent pour une
capacité de 250), la BCI bien installée mais avec un fond désuet (on
estime à 100 000 dollars l´investissement nécessaire) et la création
d´une Marmothèque, le secondaire avec le laboratoire de langues, la
salle d´économie munie d´un tableau interactif et le CDI.
Visite du Centre San Juan de Jerusalen
Patrick Gentet, directeur français a créé ce centre pour enfants
handicapés issus de familles modeste avec l´aide financière de
l´Ordre de Malte. Le centre dispose de toutes les installations
nécessaires pour les rééducations, l´enseignement, les activités
ludiques et le centre de formation. L´équipe travaille en cohésion
avec un relais psychologique tant pour les formateurs que pour les
enfants et leurs familles.
Cocktail à la Résidence
Monique rencontre les directeurs français (Ambassade, consulat, STIP,
La Condamine), les adhérents ADFE, des enseignants de l´Université
Andine, des élus équatoriens, des dirigeants socialistes, ….
Visite des locaux de l´Alliance Française
Bénédicte Genès, directrice culturelle de l´AF fait visiter les
locaux : les salles de classes, les salles d´exposition et expose la
politique culturelle de l´AF, point de référence dans la ville.
Centre de la Photographie. Edufrance.
Dominique Cadier, directrice de la Médiathèque, donne des
informations : 17 000 documents, catalogue en ligne, projet
pilote avec les 2 autres AF (Guayaquil, Cuenca), 50
souscriptions à des revues, rayon IRD et IFEA, rayon Suisse et
Québec, rayon romans significatif, salle pour les enfants, accès
Internet, rayons BD, Service linguistique, matériel FLE, rayon
musique francophone actualisé, coin VHS et DVD (acquisition de
100 DVD pour une somme de 4000 euros).
Visite de la Capilla del Hombre de Guayasamín.
Visite du Centre Historique de Quito.
Réunion ADFE
Après les conseils de Monique concernant certains problèmes
locaux, elle rappelle les grands objectifs de l´ADFE et ses
moyens d´action au niveau local.
Discussion autour des élections présidentielles en France et
échange d´opinion sur la situation politique équatorienne.
CR de Florence Baillon, Présidente de l’ADFE Equateur.
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